Aya Nakamura reste stylée !

« C’est pas comme ça qu’on fait les choses » estime le Tribunal : Aya Nakumara ne reprend pas les tenues du styliste Kyo Jino dans son clip Pookie

Tribunal judiciaire, Paris, (3e ch. 2e sect.), 15 janvier 2021, Ibrahim C. c/ Aya N.

Par une décision en date du 15 janvier dernier, le styliste, Kyo Jino ou Ibrahim Coulibaly de son vrai nom, est débouté de l’ensemble de ses demandes contre la chanteuse Aya Nakamura. Ce dernier estimait que la chanteuse avait repris dans le clip de la célèbre chanson « Pookie » les modèles qu’il lui avait présenté en décembre 2018 via un moodboard (ou « planche de tendances ») qui distinguait cinq sortes d’inspirations esthétiques, vestimentaires et tendances.

Le styliste invoquait également une séance de photographies avec des tenues qu’il lui avait proposées. Après avoir mis en demeure, la maison de la production de la chanteuse, Warner Music France, le styliste assigne directement Aya Nakamura pour actes de parasitisme.

Le tribunal rejette les demandes du styliste aux motifs que « les tenues et postures, bien qu’inspirées d’un univers commun, présentent de nettes différences ».

En outre, les juges retiennent qu’il ne fournit pas assez d’éléments sur les conditions dans lesquelles le moodboard et les photos ont été réalisées, « en particulier s’agissant d’une éventuelle contrepartie ».

Kyo Jino invoquait en effet le fait que les tenues reprenaient son style et ses idées. La décision considère sur ce point que « le seul fait pour [la chanteuse] d'adopter des tenues du même style que celles suggérées par [le styliste] ne suffit pas à établir une reprise constitutive d'une faute ».

Non seulement Ibrahim Coulibaly est débouté de toutes ses demandes, mais au surplus, il est condamné à verser à la chanteuse 5000 euros pour l’atteinte à son image et à sa réputation et 3000 euros au titre des frais de justice. Comme pourrait l’indiquer l’interprète de Djadja « Y a pas moyen » !



A propos de l'auteur